Le paysage changeur
De deux choses lune
l'autre c'est le soleil
De deux choses lune
l'autre c'est le soleil
Ne soit pas lascif et peureux
Comme le lièvre et l'amoureux.
Mais que toujours ton cerveau soit
La hase pleine qui conçoit.
Avec ses quatre dromadaires
Don Pedro d'Alfaroubeira
Courut le monde et l'admira.
Il fit ce que je voudrais faire
Si j'avais quatre dromadaires.
Le doux sommeil habite où sourit la fortune,
Pareil aux faux amis, le malheur l'importune.
Il vole se poser, loin des cris de douleurs,
Sur des yeux que jamais n'ont altérés les pleurs.
Et leurs visages étaient pâles
Et leurs sanglots s'étaient brisés
Comme la neige aux purs pétales
Ou bien tes mains sur mes baisers
Tombaient les feuilles automnales
Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre
De mon berceau d'enfant j'ai fait l'autre berceau
Où ma Muse s'endort dans des trilles d'oiseau,
Ma Muse en robe blanche, ô ma toute maîtresse !
Oyez nos baisers d'or aux grands soirs familiers…
Mais chut ! j'entends déjà la mégère Détresse
À notre seuil faisant craquer ses noirs souliers !
Heureux qui, possédant la Chimère éternelle,
Livre au Monstre divin un cœur ensanglanté,
Et savoure, pour mieux s’anéantir en elle,
L’extase de la mort et de la volupté
Dans l’éclair d’un baiser qui vaut l’éternité !
Un cheval s'écroule au milieu d'une allée
Les feuilles tombent sur lui
Notre amour frissonne
Et le soleil aussi.
Sea-foam
And coral! Oh, I'll
Climb the great pasture rocks
And dream me mermaid in the sun's
Gold flood.